LE K.O. DES MOTS

LES PREMIERS MATCHS D'IMPROVISATION LITTERAIRES DE FRANCE!

Conçu début 2013 par Albert Drandov, Papy dit Alain Degois, et Sonia Prévost, le K.O. des Mots s’apparente à un match d’impro autour de l’écrit. Sur un ring, réel ou pas, des « boxeurs de mots » s’affrontent, deux par deux, sous l’oeil d’un arbitre et d’un maître de cérémonie également DJ.

 

Au cours de chaque round, deux concurrents se font face et doivent rédiger en cinq minutes un texte à thème sur un ordinateur relié à un écran géant. Le public peut alors suivre en direct la création littéraire et le duel des auteurs. A la fin de chaque duel, les textes sont joués face au public. C’est ce dernier qui décide du vainqueur par un vote « à carton levé » à l’issue de chaque round.

 

Présenté pour la première fois au Salon du livre de Paris, en mars 2013, le K.O. des Mots a rencontré un succès immédiat. Porté par AD2 Productions, le K.O. des Mots a été présenté au Casino de Paris, en juin 2013, puis dans le cadre de la programmation officielle du Festival d’Avignon 2013. Et ce, en partenariat avec la SACD, France Culture et le Festival d’Avignon.

C’est avec le soutien de la Ligue de l’enseignement que le K.O. des Mots a été joué au Salon Européen de l’Etudiant de Paris de l’automne 2013.

Depuis, le K.O. des mots poursuit son développement: Mantes-La-Jolie, les Mureaux, Trappes, la Courneuve, Bondy, Paris, Montreuil, Versailles, Saint Paul de la Réunion...

Le K.O. des mots est un projet ambitieux, peut-on en savoir un peu plus? 

«  Avec AD2, nous avons fait le postulat de se dire que c’était une façon ludique de se reconnecter à l’écrit. On l’a testé avec des jeunes réfractaires à écrire, à Mantes-La-Jolie, à Montreuil et aux Mureaux. On s’est rendu compte que c’était un outil formidable,  puisqu’en quelques séances, les bénéficiaires se réappropriaient l’écrit.

 

Donner à voir son écrit dans l’instant, c’est quand même une performance! Beaucoup d’écrivains n’oseraient peut être pas le faire. Eux, ils osent. Evidemment, ils se lancent avec leur brio mais aussi avec leurs lacunes orthographiques (rires). Mais ce n’est pas grave, le tout est d’écrire, on sait pertinemment que cette reconnexion pourra leur servir plus tard. Lorsqu’ils écrivent, ils font appel à leur culture, à ce qu’ils ont éprouvé, écouté, donc ils vont parler de la France, mais aussi de leurs origines, ce qui les touche eux particulièrement. Ce sont des thèmes qui ne sont pas forcément abordés dans le cadre scolaire. Là, on fait appel à ce qu’ils ont en eux, à leur humanité et à leur expérience de vie.

 

C’est important pour eux de s’apercevoir que ce n’est pas une tare, que tout ce qu’ils ont en eux est riche et peut se donner à voir, être écouté, lu et apprécié. 

Avec le K.O., lorsque l’on évoque l’écriture, on n’est plus dans la sanction, on est dans la considération. On n’est plus dans l’humiliation de ne pas réussir, on est dans la considération de faire un acte culturel fort, qui est le spectacle. C’est réconcilier le gamin avec ce qu’il a en lui. Une fois qu’on est réconcilié avec soi, on peut peut être aller dans l’imaginaire, on va peut être aller plus loin, avoir envie d’écrire mieux parce qu’on s’aperçoit que le verbe peut permettre d’être à la rencontre de l’autre, on parle la même langue. 

L’apprentissage de l’écoute de l’autre, c’est de l’humain, et c’est cette humanité que célèbre le K.O. des mots

L'interview de papy...

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